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Page écrites par Patrice Van De Velde le mardi 26 décembre 2023 à 17 heure 35'
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« Gérard Depardieu, le monstre »

Je n'ai pas pu résister de reprendre les articles en dessous, nul doutes qu'il y en aura d'autres !
Pas un mot pour le crédit de véracité ou présomption de véracité  pour les femmes qui se déclarent victime d'un viol ou d'une agression sexuelle !
Encore une fois, nous pouvons constater l'imbécilité humaine que ce soit des artistes ou non n'a rien à y voir !

Sommaire


Cerveaux Non Disponibles - Contre-tribune de 8 000 artistes

Contre-tribune de 8 000 artistes
Contre-tribune de 8 000 artistes au choix !
CerveauxNonDisponibles
Publié le 29 décembre 2023, Mis à jour le 31 décembre 2023 18:06 à 18 heure 06'

 

Après le Président de la République, venu au secours de Depardieu, c’est donc au tour du « monde de la culture », enfin d’une petite partie (d’un vieux monde qui s’écroule) , de s’exprimer : 55 personnalités qui prétendent laisser la justice faire son travail et s’opposent au « lynchage » du monstre sacré du cinéma français. Lorsqu’on s’en prend à Depardieu, ce serait à l’art que l’on s’en prendrait ! Comme si Depardieu représentait l’art en France. Comme si le statut d’artiste ou le talent justifiait un traitement singulier.

Nous souhaitons avec cette contre-tribune manifester notre désaccord avec cette idée.

En plus des propos abjects découverts dans Complément d’Enquête, qui sexualisent en permanence les femmes, y compris une petite fille de 12 ans, rappelons que Depardieu est visé – à ce jour – par 3 plaintes pour viols et agressions sexuelles. Médiapart a également publié 13 témoignages de femmes accusant Depardieu de violences sexuelles.

Cette tribune et la défense de Macron sont autant de crachats à la figure des victimes de Gérard Depardieu mais aussi de toutes les victimes de violences sexistes et sexuelles. C’est l’illustration sinistre et parfaite du monde d’avant qui refuse que les choses changent.
C’est l’inversion des rôles où le bourreau (le « monstre », l’homme, pas du tout sacré, mais juste obscène) se place en victime, avec l’aide de ses ami.e.s. Comme toujours dans les affaires de violences sexistes et sexuelles à l’égard des femmes, la « présomption d’innocence » pour l’agresseur sonne comme une « présomption de mensonge » pour les femmes qui témoignent contre lui.

Ne vous trompez pas, nous aussi, nous souhaitons que la justice fasse son travail. C’est même ce que les féministes réclament à cor et à cri depuis toujours. Mais face à l’absence d’écoute et de prise au sérieux des victimes au sein des institutions policières et judiciaires, il est du devoir de chacun.e de refuser la banalisation de propos et d’ actes tels que ceux de Gérard Depardieu. Impossible de faire comme si de rien n’était, en attendant « que la justice fasse son travail ». Nous ne pouvons pas rester muet.te.s! Brisons la loi du silence, Contre le silence complice, brisons l’écho de l’impunité. Mettons la lumière sur la vérité et choisissons la fin des zones d’ombre.

L’histoire nous montre à quel point il est difficile pour une victime d’agression sexuelle de parler, d’obtenir gain de cause, de voir les violences qui lui ont été infligées être reconnues officiellement. Et cela est d’autant plus le cas lorsque celui-ci est puissant. Pour un Harvey Weinstein, combien d’agresseurs impunis malgré les accusations des victimes ?

Comme l’écrit Elvire Duvelle-Charles dans l’ouvrage « Moi aussi », l’idée que certaines femmes puissent porter préjudice à l’image d’un honnête homme suscite plus de réactions et d’effroi que l’idée que les femmes violées n’obtiennent pas justice, exception faite du 0,6% des viols qui sont condamnés.

Surtout, se réfugier derrière le « laissons faire la justice », ou le pathétique « il faut séparer l’homme de l’œuvre », c’est accepter de mettre son propre jugement de côté. C’est estimer que nous n’avons aucun rôle à jouer dans l’évolution de notre société. Que nous ne pouvons pas aider et soutenir les victimes.

Or c’est faux.

Que la justice fasse son travail. Mais nous devons également faire le notre. Celui de soutenir les victimes et de ne pas laisser tranquilles des agresseurs, des violeurs, des oppresseurs. Qu’ils ne puissent plus penser qu’ils peuvent agir en toute impunité, et parfois même en étant récompensés et glorifiés.

Si la remise en cause de l’impunité de Depardieu était une « chasse à l’homme », alors comment qualifier les agressions bien réelles que subissent les femmes victimes de violences masculines chaque jour ?

Nous sommes là pour rappeler que l’art n’a pas à être fait par des idoles hors de la réalité, l’art n’est pas du côté des caprices de star. L’art refuse de se soumettre à leur système. La production de l’art n’est pas une abstraction située en dehors des dynamiques sociales.

Alors oui, nous allons nous retrouver, nous regrouper, et nous soutenir.
Et si cela dérange Depardieu, Macron et 56 « célébrités » de la culture, tant mieux.

Cliquez pour voir la Liste des 8.000 signataires (6.100 comptées) - [Liste désormais clôturée. Actualisée au 31/12 à 17h00]

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«N’effacez pas Gérard Depardieu» : l’appel de 50 personnalités du monde de la culture

Source : FigaroVox - «N’effacez pas Gérard Depardieu» : l’appel de 50 personnalités du monde de la culture
Par Tribune collective
Publié le 25 décembre 2023 , Mis à jour le 25 25 décembre 2023 à 21 heure 27'

 

TRIBUNE - Alors que l’acteur est visé par deux plaintes pour viol et agression sexuelle et que ses propos diffusés dans « Complément d’enquête » ont suscité l’indignation, plusieurs personnalités, parmi lesquelles Nathalie Baye, Nadine Trintignant, Benoît Poelvoorde, Pierre Richard, Charlotte Rampling ou Carla Bruni appellent à ne pas se substituer à la justice et à permettre à ce « géant du cinéma » de continuer à jouer.

Nous sommes artistes, écrivains et producteurs de cinéma. C'est à ce titre que nous nous exprimons ici. Nous ne souhaitons pas entrer dans la polémique, et laissons la Justice faire son travail. Gérard Depardieu est probablement le plus grand des acteurs. Le dernier monstre sacré du cinéma. Nous ne pouvons plus rester muets face au lynchage qui s'abat sur lui, face au torrent de haine qui se déverse sur sa personne, sans nuance, dans l'amalgame le plus complet et au mépris d'une présomption d'innocence dont il aurait bénéficié, comme tout un chacun, s'il n'était pas le géant du cinéma qu'il est.

Lorsqu'on s'en prend ainsi à Gérard Depardieu, c'est l'art que l'on attaque. Par son génie d'acteur, Gérard Depardieu participe au rayonnement artistique de notre pays. Il contribue à l'histoire de l'art, de la plus haute des manières. Il fait partie de cette histoire, et continue de l'enrichir. Pour cela, la France lui doit tant. Le cinéma et le théâtre ne peuvent se passer de sa personnalité unique et hors normes. Se priver de cet immense acteur serait un drame, une défaite. La mort de l'art. La nôtre.

Nous souhaitons rappeler tout le bien que cet homme nous a fait, toute sa vie durant. Aussi bien à nous, artistes, qu'à tant de spectateurs. Un grand film, ce n'est tout de même pas rien. Faire entendre la langue de Molière, de Marcel Aymé, de Bernanos, de Marguerite Duras ou celle de Peter Handke comme personne, cela compte, non ? Contribuer à faire rayonner le cinéma de Truffaut, de Pialat, de Ferreri, de Corneau, de Blier ou de Bertolucci dans le monde entier, c'est tout de même quelque chose ! Nous souhaitons, pour le bien du cinéma et du théâtre, le voir prêter son âme, son physique et sa voix unique aux œuvres qui l'attendent encore. Souvenons-nous combien il fut merveilleux, il y a seulement trois ans de cela, de le voir entrer magistralement dans l'œuvre de Balzac sous la direction de Xavier Gianolli. Et lorsqu'il a prêté sa profonde délicatesse aux chansons de Barbara… Nous le pensons du fond du cœur, nous ne pouvons et nous ne voulons pas nous passer de lui.

Quoi qu'il arrive, personne ne pourra jamais effacer la trace indélébile de son œuvre dont notre époque est à tout jamais marquée. Le reste, tout le reste, concerne la Justice ; que la Justice. Exclusivement.

Cliquez pour voir la Liste des 55 signataires - Certains signataires ont rétropédalés !!

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L’ÉDITORIAL DU FIGARO - De la complaisance au lynchage, la transition est brutale.

Source : Gérard Depardieu, le nouveau monstre
Par Bertrand de Saint Vincent
Publié le 21 décembre 2023, Mis à jour le 21 décembre 2023 à 20 heure 03'

 

Bien sûr, ses propos, et les images qui les accompagnent dans le documentaire de l’émission de France 2, «Complément d’enquête», sont accablants, détestables, d’une vulgarité sans nom. Et ce contentement de soi qu’il affiche, ce sourire satisfait suscite un haut-le-cœur. Gérard Depardieu est coupable d’être devenu ce qu’il est: une bête, et pas seulement de scène, un ogre qui dévore ses proies avec un insupportable sentiment d’impunité. Mais qui lui a donné ce sentiment? Le milieu du cinéma - et plus largement médiatique - qui l’a porté aux nues. Depardieu est une star, l’une des dernières du septième art, un géant de l’écran, un possédé, un monstre, sacré. Qui peut croire que depuis Les Valseuses, nul n’ait pris conscience de ces débordements liés à sa volcanique personnalité?

Avec un cran, dont on aimerait le voir faire preuve dans d’autres domaines, Emmanuel Macron a défendu le génie de l’artiste. Il eût été plus simple de le livrer à la meute. Le chef de l’État a invoqué, à juste titre, la présomption d’innocence et rappelé le rayonnement international de l’acteur. Des actrices, et non des moindres, l’ont rejoint: Catherine Deneuve, Nathalie Baye, Fanny Ardant. Sa famille en a rajouté: normal, ils défendent leur nom.

Il n’empêche: au-delà de ses propos, dont il reste à établir s’ils ont bien été prononcés dans les circonstances affichées - l’inverse serait grave -, les accusations qui émanent de plusieurs actrices, sont lourdes: viol, agressions sexuelles. L’une d’entre elles vient d’entraîner la mise en examen de l’acteur.

La «chasse à l’homme » qui a suivi cette annonce provoque néanmoins un malaise. De la complaisance au lynchage, la transition est brutale. Fallait-il, en toute urgence, exfiltrer la statue de l’idole du Musée Grévin? Lui retirer sa Légion d’honneur comme l’a annoncé, de manière précipitée, la ministre de la Culture? Cette médaille n’est pas un prix de vertu ; cela se saurait. La justice ne peut s’exercer à l’aveugle sur les réseaux sociaux, comme dans un western où les salauds sont pendus haut et court. Loin des règlements de comptes et de l’arbitraire, elle doit être rendue sereinement, comme si le nom de Depardieu était Personne.

 

 

 

 

 

 

 

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